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Actualité
Accréditation pour la production de Matériaux de Référence Certifiés (MRC) concernant des polluants (BTEX) sur tubes d’adsorbant
Dans le cadre de la surveillance de la qualité de l'air ambiant et conformément aux exigences des directives européennes, les AASQA effectuent des mesures de concentrations des Composés Organiques Volatils (COVs) tels que le benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes (BTEX).
Afin d’assurer la fiabilité et la traçabilité des résultats de mesure de ces polluants, le LCSQA-LNE a développé des Matériaux de Référence Certifiés (MRC) de BTEX sur tubes d’adsorbant. En juin dernier, il a obtenu l’accréditation COFRAC selon les référentiels NF EN ISO/CEI 17025 (exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais) et ISO Guide 34:2009 (exigences générales pour la compétence des producteurs de matériaux de référence).
Mardi 3 mai 2011
Rapport
Surveillance des métaux
L’ensemble des AASQA effectuent à présent de façon continue ou ponctuelle, l’évaluation et la surveillance du Pb, As, Cd et Ni dans les particules atmosphériques PM10 dans le cadre de l'application des 1ère et 4ième directives filles européennes.
Au sein du LCSQA, les objectifs de l'Ecole des Mines de Douai sont d'assurer un rôle de conseil et de transfert de connaissances auprès des AASQA, de procéder à des opérations pour garantir la qualité des résultats, de participer activement aux travaux de normalisation européens et de réaliser une veille technologique sur les nouvelles méthodes de prélèvement et d’analyse susceptibles d’optimiser les coûts.
Au cours de l'année 2010, les travaux réalisés ont porté sur les actions suivantes :
Fourniture de filtres vierges en fibre de quartz. Des filtres sont achetés par lots, et leurs caractéristiques chimiques sont contrôlées, avant d’être redistribués aux AASQA sur simple demande de leur part. En 2010, 3400 filtres en quartz (Pall et Whatman) ont été distribués auprès de 16 AASQA différentes.
Participation au comité de suivi « Benzène, métaux, HAP » faisant suite au GT « 4ième directive européenne » : nouveaux polluants » sur la stratégie de mesure de As, Cd, Ni, Pb dans l’air ambiant.
Mise en place et essais comparatif de prélèvements de PM10 à proximité d’un émetteur industriel de Pb selon deux méthodes. La méthode issue de la norme NF EN 14902 pour le prélèvement de PM10 dans l’air ambiant sur filtre en quartz, minéralisation au four micro-onde et analyses par ICP-MS et la méthode issue de la norme XP X 43051 pour la détermination des métaux lourds à l’émission par barbotage dans une solution acide.
Des prélèvements par impacteur en cascade Dekati ont également eu lieu afin de déterminer la distribution granulométrique du Pb sur cette zone sous l’influence d’un émetteur industriel.
Vendredi 10 novembre 2017
Rapport
Maintien et amélioration des chaînes nationales d'étalonnage - analyseurs automatiques de PM
Nouveau rapport LCSQA : Maintien et amélioration des chaînes nationales d'étalonnage - analyseurs automatiques de PM
Sous l'impulsion du ministère en charge de l'environnement, la "chaîne nationale d'étalonnage" a été conçue et mise en place afin de garantir la traçabilité et la cohérence des mesures réalisées dans le cadre de la surveillance de la qualité de l'air pour les principaux polluants atmosphériques gazeux réglementés.
Dans le cas des particules, en l’absence d’étalons primaires nationaux, il s’avère impossible d’effectuer comme pour les gaz un raccordement direct des analyseurs automatiques en station de mesure aux étalons de référence nationaux. Les objectifs de la mise à disposition par Mines Douai de moyens de contrôle de mesure de particules en suspension dans l’air ambiant par voie automatique sont les suivants :
fournir aux AASQA un moyen de contrôle raccordé à une chaîne d’étalonnage, leur permettant de vérifier, si possible directement sur le site, le bon fonctionnement de leurs analyseurs automatiques (microbalances à variation de fréquence, jauges radiométriques),
vérifier la conformité du débit de prélèvement des appareils par le biais d'une procédure commune et, donc de permettre une comparaison de l'ensemble des résultats de mesures au niveau national (les éventuels problèmes liés aux caractéristiques des sites de prélèvements ne sont pas pris en compte dans ces travaux),
tester la linéarité des appareils ou la réponse à un autre niveau de la gamme de mesure d’appareillage dans des conditions respectant les servitudes d’utilisation préconisées par le fabricant, à savoir dans une gamme de valeurs correspondant à l’empoussièrement usuel observé sur un site de mesure.
En 2016, la mise à disposition des cales étalon pour vérification sur site du bon fonctionnement des analyseurs automatiques de PM sur site met en évidence le comportement correct de l’ensemble des appareils contrôlés. En 2016, 16 mises à disposition ont été effectuées, pour un total de 86 appareils représentant un peu plus de 10% du parc d’analyseurs automatiques de PM actuellement opérationnels en AASQA.
Le comportement de cette « chaîne de contrôle pour la mesure des particules » mise en place par le LCSQA-MD peut être qualifié de satisfaisant. Les résultats obtenus pour les microbalances TEOM et pour les radiomètres bêta MP101M et BAM 1020 concernant les paramètres débit de prélèvement, respect de constante d’étalonnage et linéarité sont des éléments probants de l’Assurance Qualité / Contrôle Qualité (QA/QC) appliquée aux analyseurs automatiques de particules en suspension et sont des sources d’information nécessaires dans le cadre du calcul de l’incertitude de mesure sur ce type d’appareil. Le maintien et l’extension du programme QA/QC pour les analyseurs automatiques de particules rentrent dans les missions pérennes du LCSQA dans le cadre de la coordination technique du Dispositif National de Surveillance de la Qualité de l’Air et sont en phase avec la parution prochaine de la norme EN 16450 « Air ambiant - Systèmes automatisés de mesurage de la concentration de matière particulaire (PM10; PM2,5) ».
Mardi 9 mai 2017
Rapport
Travaux d’instrumentation 2016
Ce rapport résume les travaux d’instrumentation et d’assistance technique aux AASQA réalisés en 2016 dans le cadre du LCSQA. Ces travaux concernent la CSIA (Commission de suivi « informatique des AASQA »° et les GT « rénovation » et « constituants ».
Ce document aborde principalement les aspects liés aux postes centraux et à la remontée des données pour le niveau national, le suivi de l’outil « répétabilité » et la question des microcapteurs (retours des JTA 2016 et système AirSensEur).
Lundi 8 juillet 2013
Rapport
Développement d’un dispositif d’étalonnage des appareils mesurant les concentrations massiques de particules
Le TEOM (Tapered Element Oscillating Microbalance) est un appareil de mesure très répandu au sein
des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). Il est capable de mesurer
en continu la concentration massique des particules en suspension dans l’air (en μg/m3), ce qui le
rend préférable à la méthode gravimétrique qui nécessite des analyses postérieures au prélèvement.
A l’heure actuelle, cet appareil est étalonné à l’aide de cales étalons raccordées au système
international. Ces cales, de masses connues, permettent de vérifier aisément la constanted’étalonnage de l’appareil. Néanmoins, elles présentent deux inconvénients majeurs :ü Leur masse est de l’ordre de 80 mg alors que les concentrations massiques de particules dansl’air ambiant sont plutôt de l’ordre de quelques μg.ü Un tel étalonnage ne permet pas de prendre en compte tout le système de prélèvement en amont
de la mesure de la masse.
Par conséquent, le LNE a proposé de développer une méthode d’étalonnage en masse du TEOM
qui tienne compte des particularités décrites ci-dessus et qui consiste à :ü Injecter des particules ayant des concentrations connues et stables dans le temps d'une part, sur
le filtre du TEOM en passant par le système de prélèvement (hors tête de prélèvement) et d'autre
part, sur un filtre externe,ü Comparer les concentrations massiques mesurées par le TEOM avec les concentrationsmassiques « vraies » mesurées par la méthode de référence (méthode gravimétrique) sur le filtre.
De plus, cette méthode doit tenir compte des spécificités des AASQA, puisqu'elle doit pouvoir êtrefacilement mise en oeuvre directement par les AASQA dans les stations de mesure pour l'étalonnage
de leurs TEOM.L’étude menée en 2005 a consisté à réaliser une bibliographie afin de faire un choix entre différentsgénérateurs de particules proposés en fonction de leurs performances métrologiques et des conseils
des fabricants.Ce choix s’est porté sur le générateur GFG 1000 de la société PALAS distribué par la sociétéECOMESURE.
Les essais réalisés en 2006 ont porté sur la caractérisation par la méthode gravimétrique deréférence du générateur de particules GFG 1000, ce qui a permis de déterminer les valeurs des
concentrations massiques de particules générées par le générateur de particules et de démontrer sarépétabilité, sa linéarité en fonction du temps et de la fréquence d’étincelles, ainsi que sa stabilitédans le temps. Cependant, ce générateur n’a pas pu être couplé avec le TEOM 50°C du LNE à caused’un problème de colmatage trop rapide du filtre du TEOM 50°C.L’étude 2007 a consisté à poursuivre les investigations pour résoudre le problème de colmatage enmodifiant certains paramètres du TEOM 50°C, à savoir le débit et le temps de moyennage pour lecalcul de la moyenne glissante et de la masse totale, ce qui a permis de ralentir considérablement lecolmatage du filtre du TEOM 50°C. Les essais de couplage du générateur de particules avec le TEOM
50°C ont montré que certaines précautions devaient être prises pour obtenir un résultat fiable : de
plus, un régulateur de débit massique (RDM) adéquat devait être utilisé, afin de réduire lesincertitudes de mesure et notamment la répétabilité.
Suite à la mise en place des stations de référence pour les PM dans chaque AASQA pour pouvoirajuster les données PM des autres stations de mesure, il a été demandé au LNE de réorienter l'étudesur l'étalonnage des analyseurs automatiques de particules en étudiant le TEOM-FDMS à la place duTEOM 50°C. L'étude 2008 avait donc pour objectif de reprendre la procédure d'étalonnagedéveloppée pour le TEOM 50°C et basée sur l'utilisation du générateur de particules GFG-1000
(PALAS) afin de l'adapter au TEOM-FDMS. Cependant, en reprenant les essais avec le TEOMFDMS,toutes les avancées des deux dernières années sur le TEOM 50°C ont dû être remises en
question. En effet, cet appareil a des paramètres fixes pour son fonctionnement, et qui ne peuvent pasêtre modifiés pour pouvoir le coupler avec le générateur GFG-1000 (PALAS). De ce fait, le filtre duTEOM-FDMS se colmatait rapidement avec une très petite quantité de particules.
Pour essayer de résoudre le problème, plusieurs hypothèses de génération de particules ont étéémises et des essais ont été effectués pour chacune d’elles. Les résultats de ces essais montraientque le seul générateur compatible avec le TEOM-FDMS était le nébuliseur de brouillard salinAGK 2000 (PALAS) qui permet de générer des masses de particules compatibles avec la gammed'étalonnage (0 à 1000 μg), sans colmatage prématuré du filtre du TEOM-FDMS. Des essaiseffectués sur deux exemplaires de ce modèle montraient que ces appareils étaient linéaires etrépétables, mais leurs points faibles étaient leur répétabilité et leur reproductibilité dans le temps.L’étude menée en 2009 a donc porté sur l'optimisation de la méthode d'étalonnage du générateurAGK 2000 (PALAS) et sur la réalisation de premiers essais de couplage entre ce générateur departicules et le TEOM-FDMS. Cette étude a permis de diminuer la répétabilité et la reproductibilité duprotocole d’étalonnage du générateur AGK 2000 (PALAS) en utilisant un porte-filtre, un régulateur dedébit massique (RDM) et des filtres de protection. De premiers essais de couplage de ce générateuravec un TEOM-FDMS montraient des écarts significatifs entre les masses délivrées par le générateur
et celles mesurées par le TEOM-FDMS (de l'ordre de 10 %).
En début 2010, la procédure d'étalonnage a dû être repensée à la suite des résultats obtenus en 2009
et des échanges techniques avec l’INERIS notamment sur le taux d'humidité trop élevé de l'aérosolcirculant dans le TEOM-FDMS et susceptible de l’endommager.
Les essais réalisés en 2010 ont essentiellement porté sur l’optimisation de la méthode decaractérisation du générateur de particules par impaction des particules délivrées par le générateursur un filtre externe pesé sur une balance de précision (méthode gravimétrique). Les différents essaiseffectués ont permis d'affiner le montage et d'améliorer la procédure d'étalonnage du générateur AGK
2000 (PALAS). Il a été effectué des essais de reproductibilité qui ont consisté à générer des particulesavec le générateur et à les impacter sur le filtre sur différents jours : les essais montraient toutefoisune reproductibilité sur les masses de particules impactées sur le filtre relativement élevée de l'ordre
de 10%.
De nouveaux essais de couplage du générateur avec le TEOM-FDMS du LNE conduisaient à desécarts compris entre 4% et 8% entre la masse moyenne de pesée du filtre de l'analyseur TEOM -FDMS et la masse moyenne lue sur l'analyseur TEOM-FDMS, ce qui semblait mettre en évidence unmauvais réglage de l’analyseur. L’écart entre la masse moyenne de pesée du filtre de l'analyseurTEOM-FDMS et celle du filtre du porte-filtre externe était de l'ordre de 3 % : cet écart étant plus faibleque celui entre la masse moyenne de pesée du filtre du TEOM-FDMS et la masse moyenne lue, cecitendait à confirmer l'hypothèse d'un dysfonctionnement de l’analyseur TEOM-FDMS.
A l’instar des essais en 2010, les essais réalisés en 2012 ont essentiellement porté sur
(1) l’utilisation et l’optimisation d’un nouveau générateur (Constant Output Atomizer, model 3076, TSI)
permettant d’améliorer la stabilité temporelle de la génération d’aérosols, (2) la mise en place d’un
nouveau porte-filtre externe permettant de caractériser le générateur de particules, (3) l’optimisation
de la méthode d‘étalonnage du TEOM-FDMS avec le générateur de particules.
La caractérisation de l’aérosol produit et la qualification du générateur, en mode « recirculation » et
« non recirculation », en terme de répétabilité, de reproductibilité et de linéarité ont été effectuées
grâce à un SMPS (Scanning Mobility Particle Sizer) composé d’un analyseur à mobilité différentiel
(DMA, modèle 3080, TSI) et d’un compteur de particules (CPC, modèle 3775, TSI). Le mode
« recirculation » est apparu comme étant le plus approprié pour cette étude. Les essais ont montré
une variation temporelle (sur 30 min) du chargement particulaire total comprise entre 58 et 86 μg/min.
Les différents paramètres caractéristiques des distributions en nombre et en masse obtenues grâce
au SMPS (concentrations, diamètre médian, diamètre moyen, diamètre modal) ont fait l’objet d’un
traitement statistique en accord avec la norme ISO 5725-2. Les écarts-types relatifs de répétabilité et
de reproductibilité varient de 1 à 5% pour les différents paramètres pris en compte sauf pour le
diamètre modal qui présente des écarts-types relatifs de répétabilité et de reproductibilité de 11 et
17%.
Le générateur a été ensuite couplé à un nouveau porte-filtre externe. Des masses de KCl ont été
générées et impactées sur des filtres type filtre TEOM placés dans ce nouveau porte-filtre. Des écartstypes
relatifs de répétabilité et de reproductibilité compris entre 2 et 5% ont été obtenus pour la
mesure des masses pesées du filtre TEOM inséré dans le nouveau porte-filtre.
Dans le cadre du couplage du générateur avec le TEOM-FDMS, les masses de KCl lues sur le TEOMFDMS
ont été relevées à 7,5 ; 15 ; 22,5 et 30 minutes pour neuf essais réalisés sur trois jours. Pour
chacune de ces expériences, la pesée des filtres TEOM a également été effectuée.
Ces nouveaux essais de couplage ont conduit à des écarts relatifs compris :
? entre 0,1 et 4,7% entre les masses lues sur le TEOM-FDMS et les masses pesées du filtre
TEOM-FDMS ;
? entre 1,6 et 10,0% entre les masses pesées du filtre TEOM inséré dans le porte-filtre externe et
les masses lues sur le TEOM-FDMS ;
? entre 2,6 et 11,5% entre les masses pesées du filtre TEOM inséré dans le porte-filtre externe et
du filtre TEOM-FDMS.
Cependant, de par le fonctionnement du TEOM-FDMS, le prélèvement est effectué durant la moitié du
temps directement sur le filtre TEOM et pendant l’autre moitié du temps en passant par le filtre total du
module Peltier du FDMS. De ce fait, les masses liées au porte filtre externe auraient dû être deux fois
plus importantes en raison d’un temps de prélèvement double, ce qui n’est pas observé puisque les
masses du filtre inséré dans le porte-filtre externe d’une part et celles pesées pour les filtres TEOM ou
lues sur le TEOM-FDMS sont proches pour un même temps de prélèvement.
Après une expertise complète du montage expérimental, il s’avère que la cause de cette anomalie
s’explique par un dysfonctionnement du Régulateur de Débit Massique (RDM). Cet appareil devra
donc être réparé ou changé si nécessaire ; un étalonnage en débit devra également être effectué
avant reprise des essais.
Après résolution du problème constaté, les essais menés au cours de cette étude seront poursuivis en
2013 par le couplage du système de génération mis en place avec des TEOM-FDMS sur le site de
l’INERIS à Verneuil-en-Halatte. Cette perspective impliquera en amont des travaux pour rendre le
système de génération portable (ajout d’un compresseur d’air…).
Lundi 4 février 2013
Rapport
Définition des zones sensibles dans les régions françaises. Bilan de la mise en oeuvre de la méthodologie nationale.
Le décret du 16 juin 2010 relatif aux schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie prévoit que dans les zones plus particulièrement sensibles à la dégradation de la qualité de l’air, les orientations destinées à prévenir ou réduire la pollution atmosphérique soient renforcées. Afin que ces zones soient délimitées de manière homogène sur l’ensemble de la France, une méthodologie nationale a été établie. Le LCSQA et des représentants d’AASQA (Air Rhône-Alpes, ASPA, Air Normand, Airparif) en ont assuré collectivement l’élaboration dans le cadre du groupe de travail « Zones sensibles » (2010). Deux grands types de variables définissent les zones sensibles : des critères liés à la qualité de l’air, et plus spécialement aux dépassements observés ou potentiels des valeurs limites ; des critères liés à la sensibilité propre des territoires, et plus précisément à la présence de population ou de zones naturelles protégées.
De janvier 2011 à janvier 2012, conformément à la demande du ministère en charge de l’écologie et du développement durable et à la mission qui leur est confiée par l’arrêté du 21 octobre 2010 (article 10), les AASQA ont appliqué la méthodologie aux différentes régions françaises. Ce travail a été conduit en concertation avec les DREAL (DEAL, DRIEE) et avec le soutien du LCSQA. La définition des zones sensibles a fait ainsi l’objet de nombreux échanges entre les AASQA et le LCSQA qui, selon les sollicitations, a apporté son aide de la manière suivante : indications sur certains points de méthode, extraction de données par région, aide à l’utilisation des SIG; avis sur la mise en œuvre de la méthodologie, aide à l’interprétation des résultats. Le présent rapport dresse un bilan du travail effectué et des résultats obtenus.
La méthodologie a reçu un accueil favorable et sa mise en œuvre n’a soulevé aucune difficulté majeure. Quelques limites ou artefacts ont été néanmoins constatés lors de l’identification des zones de dépassement et des zones habitées et de la sélection des mailles et des communes sensibles. Les AASQA en ont corrigé les effets par des ajustements fondés sur des données complémentaires et sur leur expertise. Ces limites ne mettent pas en question le principe et l’organisation de la méthodologie ni la pertinence des résultats qui en découlent. S’il est besoin, elles pourront donner lieu à une mise à jour de la méthodologie lors d’une réévaluation future des zones sensibles.
Au total, 5558 communes ont été déclarées sensibles. Elles représentent un peu plus de 11% de la surface du territoire et 61% de la population. Le nombre de communes sensibles, la part de surface occupée par ces dernières et la proportion de population concernée varient notablement selon les régions (ou DOM) : entre 2 et 1519 communes sensibles, entre 0,1% et 98,9% de la surface régionale, entre 30,4% et 99,8% de la population régionale. La répartition spatiale de ces communes apparaît toutefois cohérente, sans discordance entre les régions. La densité de zones sensibles augmente dans les régions les plus touchées par des dépassements consécutifs à la pollution de fond régionale (dépassements liés aux PM10 dans le Nord-Pas-de-Calais, en Picardie, Rhône-Alpes et PACA ; au NO2 et aux PM10 en Île-de-France).
Mardi 1 mars 2016
Rapport
Contrôle qualité de la chaîne nationale d’étalonnage
Résumé :
L'objectif de cette étude est d’effectuer des comparaisons interlaboratoires entre le LCSQA et les AASQA pour s’assurer du bon fonctionnement de la chaîne nationale d’étalonnage et pouvoir détecter d’éventuelles anomalies auxquelles il conviendra d’apporter des actions correctives.
Contrôle qualité du bon fonctionnement de la chaîne d’étalonnage en NO/NOx, NO2, CO et SO2 :
Le but est de faire circuler des mélanges gazeux de concentration inconnue (NO/NOx de l’ordre de 200 nmol/mol, CO de l’ordre de 9 µmol/mol, NO2 de l’ordre de 200 nmol/mol et SO2 de l’ordre de 100 nmol/mol) dans les niveaux 3 pour valider les différents raccordements effectués dans le cadre de la chaîne nationale d’étalonnage.
Ces mélanges gazeux ont été titrés par le LCSQA puis envoyés à des niveaux 3.
Ces niveaux 3 ont ensuite déterminé la concentration de ces mélanges gazeux avant et après réglage de l’analyseur de station avec l’étalon de transfert 2-3, puis les ont renvoyés au LCSQA-LNE qui les a titrés de nouveau.
En 2015, 3 comparaisons interlaboratoires ont été réalisées :
Avec les réseaux de mesure AIR LR, ATMO NPDC, ATMO PC, AIRPARIF et AIR PL de mars à mai 2015,
Avec les réseaux de mesure Observatoire Réunionnais de l’Air, ATMO Picardie, Qualit’air Corse et ORA de Guyane d’avril à août 2015,
Avec les réseaux de mesure AIR Lorraine, Madininair, AIRBREIZH et LIG’Air de septembre à décembre 2015.
En règle générale, les AASQA communiquent au LCSQA les concentrations mesurées soit sans les incertitudes élargies associées, soit avec des incertitudes de mesure inexploitables (inférieures à celles du LCSQA, valeurs très élevées…). Dans ces conditions, il n'est pas possible de traiter les résultats par des méthodes statistiques.
Par conséquent, dans le présent document, le traitement des données est effectué en s'appuyant sur l'ensemble des résultats obtenus depuis 2002 lors des campagnes précédentes qui ont conduit à définir des intervalles maximums dans lesquels doivent se trouver les écarts relatifs entre les concentrations déterminées par le LCSQA et celles déterminées par les niveaux 3 après élimination des valeurs jugées aberrantes.
Globalement, en 2013, lorsque les concentrations aberrantes sont éliminées, les écarts relatifs entre le LCSQA et les niveaux 3 restent dans ces intervalles qui sont les suivants :
±7% avant et après réglage pour une concentration en SO2 voisine de 100 nmol/mol ;
±6% avant et après réglage pour des concentrations en NO/NOx et en NO2 voisines de 200 nmol/mol ;
±6% avant réglage et ±4% après réglage pour des concentrations en CO voisines de 9 µmol/mol.
Les résultats montrent que :
Globalement la chaîne nationale d'étalonnage mise en place pour assurer la traçabilité des mesures de SO2, de NO/NOx, de NO2 et de CO aux étalons de référence fonctionne correctement.
Le fait de régler l’analyseur avec l’étalon de transfert 2-3 améliore de façon significative les écarts relatifs, ce qui met en évidence une dérive de la réponse des analyseurs au cours du temps.
Contrôle qualité du bon fonctionnement de la chaîne d’étalonnage en O3 :
Comme pour les composés SO2, NO/NOx, CO et NO2, le but est de faire circuler, dans lesniveaux 3, un générateur d’ozone portable délivrant un mélange gazeux à une concentration voisine de 100 nmol/mol pour valider les différents raccordements effectués dans le cadre de la chaîne nationale d’étalonnage.
La présente comparaison interlaboratoires a été effectuée avec 12 niveaux 3 en 2015, à savoir : Ora Réunion, ATMO Poitou-Charentes, AIR Languedoc-Roussillon, AIRAQ, AIR Rhône-Alpes, ATMO Franche Comté, AIR Normand, ATMO Picardie, QUALITAIR CORSE, AIR Lorraine, ATMOSF'AIR Bourgogne et ORA Guyane.
Les résultats obtenus en 2015 montrent que les écarts relatifs entre les concentrations en O3 déterminées par les 12 réseaux de mesure et celles déterminées par le LNE sont de ±5%.
De plus, les écarts relatifs observés entre les valeurs des AASQA et du LNE sont aléatoirement répartis de part et d’autre de zéro.
Mardi 23 septembre 2014
Rapport
guide pour l'évaluation et l'élaboration des plans et programmes
Ce document fait partie du référentiel technique national, conformément à l'arrêté du 19 avril 2017 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l'air.
L’objectif de ce guide est de proposer une méthodologie d’évaluation :
Standardisée afin de garantir une cohérence nationale
Permettant de fournir les éléments nécessaires à l’accompagnement de l’ensemble du processus d’élaboration des plans d’actions pour en anticiper l’efficacité réelle (notamment objectifs de réduction d’émissions sur un territoire et par secteur d’activité), plutôt que de raisonner directement sur des scénarios finalisés.
A deux niveaux, selon les outils disponibles dans chaque AASQA :
Méthode complète pour les AASQA disposant d’un modèle régional et d’un modèle urbain
Méthode simplifiée pour les AASQA ne disposant pas d’un modèle régional ou urbain
4. Permettant de construire des indicateurs de suivi de façon homogène sur le territoire national :
Indicateurs d’activité du plan
Indicateurs d’objectifs
Ce guide répond à la nécessité de mener les études d’évaluation en limitant le coût en temps et en ressources de la démarche, tout en assurant la qualité des informations produites. Le présent document est destiné à présenter une méthodologie nationale d’évaluation des plans d’actions cohérente répondant à ces principes, ce qui suppose de concevoir :
Une approche basée sur la mise en œuvre de modèles déterministes qui permettent d’évaluer l’impact de scénarios de réduction des émissions sur les concentrations de polluants atmosphériques. Cependant de telles simulations requièrent des temps de calcul importants et elles ne peuvent être multipliées.
Une approche pragmatique permettant de tester le respect des Directives de qualité de l’air à l’horizon 2015. Elle repose sur la réalisation d’un nombre limité de simulations déterministes de scénarios haute résolution et sur des hypothèses simplificatrices de linéarité que l’on s’autorise en considérant la petite échelle spatiale d’application du plan et le caractère éventuellement primaire (i.e. en négligeant les réactions chimiques) des polluants à cette échelle.
Une approche permettant de cibler des mesures de gestion locales issues de la déclinaison de plans nationaux (par exemple le Plan Particules) ou additionnelles (dans le sens où elles ne seraient associées qu’à des politiques locales) pour assurer le respect des valeurs limites qui ne peuvent être atteintes en tous points du territoire en se limitant aux mesures nationales. C’est le concept de charge critique qui correspond à la quantité d’émission que l’on s’autorise dans la logique de respect des objectifs de qualité de l’air et de plafonds d’émission.
Au final, l’un des objectifs du guide est de proposer des méthodes simplifiées et/ou éventuellement plus incertaines que l’exploitation des résultats d’un grand nombre de simulations déterministes haute résolution, mais permettant de faciliter le travail d’évaluation. Le retour d’expérience disponible à partir des travaux menés dans plusieurs villes sera le fil conducteur de cette analyse, l’idée principale étant d’éviter de reproduire des calculs longs qui aboutiraient à des résultats sensiblement identiques
Il convient de noter que le guide propose une méthodologie et que les travaux déjà engagés sur la base d’une méthodologie différente ne seront pas remis en question dès lors qu’ils atteignent les objectifs présentés dans la partie 1.2 de ce guide et qu’ils reposent sur des bases scientifiquement correctes.
Objectifs des PPA
Les plans de protection de l’atmosphère (ou PPA) sont des outils réglementaires qui s’appliquent aux agglomérations de plus de 250 000 habitants et aux zones dans lesquelles des dépassements des valeurs limites des concentrations de polluants réglementés ont été observées (au sens de l’article R. 221-1 du code de l’environnement).
Les PPA répondent aux exigences de la réglementation européenne en termes de qualité de l'air, notamment au regard du nombre maximal de 35 jours de dépassement par an de la valeur limite de 50 mg/m3 en moyenne journalière pour les PM10(applicable depuis 2005, et actuellement objet d'un contentieux avec la Commission Européenne) et de la valeur limite de 40 µg/m3 en moyenne annuelle pour le NO2(applicable depuis 2010, et certainement objet d'un futur contentieux), ainsi qu'à celles de la réglementation française et des ambitions que celles-ci portent.