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Vendredi 10 novembre 2017
Rapport
Maintien et amélioration des chaînes nationales d'étalonnage - analyseurs automatiques de PM
Nouveau rapport LCSQA : Maintien et amélioration des chaînes nationales d'étalonnage - analyseurs automatiques de PM Sous l'impulsion du ministère en charge de l'environnement, la "chaîne nationale d'étalonnage" a été conçue et mise en place afin de garantir la traçabilité et la cohérence des mesures réalisées dans le cadre de la surveillance de la qualité de l'air pour les principaux polluants atmosphériques gazeux réglementés. Dans le cas des particules, en l’absence d’étalons primaires nationaux, il s’avère impossible d’effectuer comme pour les gaz un raccordement direct des analyseurs automatiques en station de mesure aux étalons de référence nationaux. Les objectifs de la mise à disposition par Mines Douai de moyens de contrôle de mesure de particules en suspension dans l’air ambiant par voie automatique sont les suivants : Ÿ fournir aux AASQA un moyen de contrôle raccordé à une chaîne d’étalonnage, leur permettant de vérifier, si possible directement sur le site, le bon fonctionnement de leurs analyseurs automatiques (microbalances à variation de fréquence, jauges radiométriques), Ÿ vérifier la conformité du débit de prélèvement des appareils par le biais d'une procédure commune et, donc de permettre une comparaison de l'ensemble des résultats de mesures au niveau national (les éventuels problèmes liés aux caractéristiques des sites de prélèvements ne sont pas pris en compte dans ces travaux), Ÿ tester la linéarité des appareils ou la réponse à un autre niveau de la gamme de mesure d’appareillage dans des conditions respectant les servitudes d’utilisation préconisées par le fabricant, à savoir dans une gamme de valeurs correspondant à l’empoussièrement usuel observé sur un site de mesure. En 2016, la mise à disposition des cales étalon pour vérification sur site du bon fonctionnement des analyseurs automatiques de PM sur site met en évidence le comportement correct de l’ensemble des appareils contrôlés. En 2016, 16 mises à disposition ont été effectuées, pour un total de 86 appareils représentant un peu plus de 10% du parc d’analyseurs automatiques de PM actuellement opérationnels en  AASQA. Le comportement de cette « chaîne de contrôle pour la mesure des particules » mise en place par le LCSQA-MD peut être qualifié de satisfaisant. Les résultats obtenus pour les microbalances TEOM et pour les radiomètres bêta MP101M et BAM 1020 concernant les paramètres débit de prélèvement, respect de constante d’étalonnage et linéarité sont des éléments probants de l’Assurance Qualité / Contrôle Qualité (QA/QC) appliquée aux analyseurs automatiques de particules en suspension et sont des sources d’information nécessaires dans le cadre du calcul de l’incertitude de mesure sur ce type d’appareil. Le maintien et l’extension du programme QA/QC pour les analyseurs automatiques de particules rentrent dans les missions pérennes du LCSQA dans le cadre de la coordination technique du Dispositif National de Surveillance de la Qualité de l’Air et sont en phase avec la parution prochaine de la norme EN 16450 « Air ambiant - Systèmes automatisés de mesurage de la concentration de matière particulaire (PM10; PM2,5) ».
Jeudi 26 avril 2012
Rapport
Intercomparaisons des stations de mesures (3/4) : Intercomparaison de la station urbaine de Dôle (Atmo Franche Comté) (version provisoire)
Cet exercice d’intercomparaison 2010 visait à comparer le moyen mobile du LCSQA/INERIS avec une station fixe destinée à la mesure de divers polluants. Il a porté sur différents niveaux de concentration atteints par enrichissement de la matrice ambiante grâce au système de dopage mis au point en 2004 puis amélioré et validé en 2005. La présente étude concerne le réseau Atmo Franche Comté qui a souhaité l’examen d’une station urbaine de fond. Les intervalles de confiance interne et externe ont été déterminés pour chaque entité de mesure par l’application des normes XPX 43 331 et NF ISO 5725-2. Les polluants étudiés étaient l’O3, le SO2, le NO et le NO2. Les temps de résidence mesurés pour les différents analyseurs sont inférieurs aux exigences des normes européennes. Le traitement des données hors artéfacts a conduit à des intervalles de reproductibilité inférieurs aux 15 % exigés par la Directive Européenne 2008/50/CE pour les NOx, le NO2 et l’ozone. Cette station est donc conforme sur l’ensemble des points (temps de résidence, incertitude).
Jeudi 15 mars 2012
Rapport
Intercomparaisons des stations de mesures (4/4) : Intercomparaison européenne PM10 avec TEOM FDMS
Un essai européen d’intercomparaison monopolluant portant sur la mesure de particules en continu a été réalisé en septembre et octobre 2010 sur la station fixe de Creil. Il a réuni 4 participants : Atmo-Lorraine Nord (France) Atmo Auvergne (France) AEAT (Grande-Bretagne) VMM (Belgique) constituant un parc de 6 analyseurs gravimétriques TEOM avec module FDMS (type 8500) dont un équipé de membrane et sécheur ancienne génération dit type B et les cinq autres avec le type C, dernière version en vigueur. Pour la réalisation de l’exercice, un système de dopage de particules développé au préalable par le LCSQA/INERIS en collaboration avec LNIndustries et permettant une distribution homogène a été mis en œuvre. La génération de particules est assurée par une combustion incomplète de propane. L’estimation de l’incertitude globale de mesure (ICR) du groupe d’analyseurs TEOM avec modules FDMS équipés de tête PM10, a été estimée à 35% dans les conditions de dopageà la valeur limite journalière, et s’explique par une dispersion importante des données. Il en ressort que, dans ces conditions particulières, la qualité des mesures ne respecte pas les exigences de la Directive européenne en terme d’intervalle de confiance (25 %) à la valeur limite journalière. Par contre, cette même incertitude, estimée sur des mesures effectuées dans l’air ambiant sans dopage et après élimination de 2 appareils au fonctionnement incertain, est alors de 20 % et respecte l’objectif de qualité de la mesure recommandé par la Directive Européenne. Pour ce qui est des mesures obtenues avec dopage de l’air ambiant, le résultat obtenu est décevant et pourrait vraisemblablement être amélioré par un allongement de la durée de chaque palier de dopage (8 h minimum), ce qui est pour le moment inenvisageable avec le générateur de particules actuel. En effet, les TEOM FDMS sont conçues pour fournir une moyenne horaire de la concentration, la durée de nos dopages actuels (2 à 3 h maximum) et un traitement des données quart-horaires ne sont adaptés à ce type d’analyseur. Dans cet objectif, des tests complémentaires d’autres systèmes de génération (sels, particules calibrées,…) seront proposés en tests de faisabilité courant 2011 En parallèle, le générateur actuel, basé sur une combustion, sera vérifié puis intégré dans un boitier de protection par  LNIndustries dans le but d’améliorer la stabilité et la répétabilité de la génération de particules. Des essais visant à qualifier ce nouveau conditionnement auront lieu courant 2011.
Mercredi 25 janvier 2012
Rapport
Surveillance du benzène
Conformément aux exigences de la Directive Européenne 2008/50/CE [1], certaines Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) réalisent des prélèvements de benzène par pompage sur tubes à l’aide de préleveurs depuis déjà quelques années, d’autres ont commencé à s’équiper au cours de l’année 2009. Dans ce contexte, l’INERIS accompagne les AASQA lors de l’équipement et la mise en œuvre de préleveurs actifs en les conseillant sur l’ application du guide de recommandations rédigé dans le cadre du GT benzène (mesure de débit, d’installation des tubes, précautions analytiques…), assurant le lien entre constructeurs et utilisateurs, prospectant continuellement afin d’identifier de nouvelles techniques, suivant la construction de préleveurs « faits maison » au sein de certains réseaux, de plus en plus nombreux à se lancer dans cette voie. Au cours des discussions menées en 2010 dans le cadre de rencontres techniques (journée organisée par AIRPARIF) et de la commission de suivi benzène-HAP-métaux, il a été décidé de limiter le nombre de modèles de préleveurs développé à trois maximum en respectant les exigences de la Directive, du guide technique de recommandation [2] rédigé dans le cadre du GT benzène et de la norme NF EN 14662-1. Ainsi, en 2011, deux préleveurs « faits maison » par AIRPARIF et Air Languedoc Roussillon, deux préleveurs commerciaux (Sypac de TERA Environnement et MCZ commercialisé par ECOMESURE) ont fait l’objet de l’évaluation de leurs niveaux de blanc et de leur performance lors d’essais en chambre d’exposition.  Si l’on excepte le préleveur Sypac dont le dysfonctionnement du logiciel a perturbé l’utilisation, les autres préleveurs ont présenté des résultats satisfaisants tant du point de vue des blancs que de la régulation du débit, des valeurs de benzène (et TEX) mesurées par chaque appareil en comparaison avec une autre méthode de référence et avec la moyenne globale sur l’ensemble despréleveurs, de la facilité d’utilisation. Ainsi, l’ensemble de ce travail permet de conclure à la pertinence du développement de préleveurs au sein des AASQA à condition que : ce développement suive les recommandations du guide du LCSQA pour la surveillance du benzène [2] et réponde aux exigences de la norme NF EN 14662-1 [3], les opérations fondamentales de test d’un appareil à réception soient effectuées (tests de fuite, dérive du débit, stabilité du débit, niveaux des blancs) dès lors qu’un appareil est développé, des opérations de maintenance soient réalisées régulièrement (changement des filtres de protection des RDM, des joints, étalonnage des RDM…), le nombre de préleveurs de conception différente n’excède pas trois, les préleveurs présentant des conceptions nouvelles soient testés par le LCSQA.
Lundi 18 septembre 2017
Rapport
Rapport d'activité LCSQA 2016
  Ce rapport présente l'ensemble des démarches mises en oeuvre et les actions réalisées en 2016 pour garantir la qualité du dispositif français de surveillance de la qualité de l'air.
Mardi 2 octobre 2007
Page
Modélisation, cartographie et traitement des données
Mercredi 22 mai 2013
Rapport
Programme CARA : bilan des travaux 2012
Le présent rapport recense les principaux résultats obtenus en 2012, dans le cadre du programme CARA, du dispositif national de surveillance de la qualité de l’air. Après une description du contexte de ce programme, les différentes actions du cahier des charges défini avec les AASQA et le Ministère en charge de l’environnement sont reprises une à une. Ce bilan accompagne différents rapports et notes disponibles sur le site web du LCSQA (www.lcsqa.org/rapports). En outre, une synthèse de différentes études d’épisodes nationaux de pollution aux particules réalisées dans le cadre du programme CARA depuis 2008 a pu être proposée à la revue Pollution Atmosphérique et publiée au sein de son numéro spécial « Particules » de novembre 2012. Cette synthèse est reprise en Annexe A du présent rapport. Les résultats présentés ici confirment en particulier le rôle majeur joué par les conditions météorologiques hivernales et printanières sur les dépassements de valeurs limites fixées pour les PM. Ces conditions favorisent notamment l’accumulation des émissions anthropiques (en particulier la combustion de biomasse) lors de phénomènes d’inversion thermique prononcée en début et milieu d’hiver, ainsi que la formation d’aérosols secondaires (en particulier de nitrate d’ammonium) lors d’épisodes photochimiques de large échelle en fin d’hiver et début de printemps. Par ailleurs, l’étude initiée en 2011, en collaboration avec l’Observatoire Réunionnais de l’Air, a été finalisée en 2012. Le LCSQA/INERIS avait été sollicité courant 2011 pour réaliser une estimation du rôle joué par les sels de mer sur les dépassements systématiques de valeurs limites de PM10 au niveau de la station Bons Enfants. Sur la base de ces résultats, cette station a pu être sortie du contentieux Européen pour non-respect des valeurs limites.Concernant l’influence du salage-sablage sur les niveaux de PM en site de proximité automobile, une étude réalisée en 2012 avec Air Rhône-Alpes et le LGGE a notamment permis de réaliser des tests de sensibilité de différentes modalités de calcul, en vue de l’élaboration d’un guide méthodologique d’ici fin 2013. Quelque soit la méthode de calcul envisagée, le salage a un impact relativement faible sur le nombre de dépassements du seuil journalier fixé pour les PM10 sur le site trafic étudié en milieu urbain, et un impact significatif sur le site situé aux abords d’une autoroute de montagne (présentant néanmoins peu de dépassements du seuil journalier, par comparaison au premier). Le présent rapport consacre également une large place à la mise en oeuvre d’étude de type « modèles récepteurs », en particulier sur les sites urbain de fond de Lens et Rouen - Petit Quevilly. Concernant les sources primaires régionales, on retiendra l’importance de la combustion de biomasse (environ 15% en moyenne annuelle), ainsi que des activités anthropiques liées à la combustion de fioul lourd sur ces deux sites. Enfin, les activités de veille bibliographique et technique, ainsi que d’accompagnement aux travaux de recherche sont également présentées ci-dessous.
Lundi 8 juillet 2013
Rapport
Développement d’un dispositif d’étalonnage des appareils mesurant les concentrations massiques de particules
Le TEOM (Tapered Element Oscillating Microbalance) est un appareil de mesure très répandu au sein des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). Il est capable de mesurer en continu la concentration massique des particules en suspension dans l’air (en μg/m3), ce qui le rend préférable à la méthode gravimétrique qui nécessite des analyses postérieures au prélèvement. A l’heure actuelle, cet appareil est étalonné à l’aide de cales étalons raccordées au système international. Ces cales, de masses connues, permettent de vérifier aisément la constanted’étalonnage de l’appareil. Néanmoins, elles présentent deux inconvénients majeurs :ü Leur masse est de l’ordre de 80 mg alors que les concentrations massiques de particules dansl’air ambiant sont plutôt de l’ordre de quelques μg.ü Un tel étalonnage ne permet pas de prendre en compte tout le système de prélèvement en amont de la mesure de la masse. Par conséquent, le LNE a proposé de développer une méthode d’étalonnage en masse du TEOM qui tienne compte des particularités décrites ci-dessus et qui consiste à :ü Injecter des particules ayant des concentrations connues et stables dans le temps d'une part, sur le filtre du TEOM en passant par le système de prélèvement (hors tête de prélèvement) et d'autre part, sur un filtre externe,ü Comparer les concentrations massiques mesurées par le TEOM avec les concentrationsmassiques « vraies » mesurées par la méthode de référence (méthode gravimétrique) sur le filtre. De plus, cette méthode doit tenir compte des spécificités des AASQA, puisqu'elle doit pouvoir êtrefacilement mise en oeuvre directement par les AASQA dans les stations de mesure pour l'étalonnage de leurs TEOM.L’étude menée en 2005 a consisté à réaliser une bibliographie afin de faire un choix entre différentsgénérateurs de particules proposés en fonction de leurs performances métrologiques et des conseils des fabricants.Ce choix s’est porté sur le générateur GFG 1000 de la société PALAS distribué par la sociétéECOMESURE. Les essais réalisés en 2006 ont porté sur la caractérisation par la méthode gravimétrique deréférence du générateur de particules GFG 1000, ce qui a permis de déterminer les valeurs des concentrations massiques de particules générées par le générateur de particules et de démontrer sarépétabilité, sa linéarité en fonction du temps et de la fréquence d’étincelles, ainsi que sa stabilitédans le temps. Cependant, ce générateur n’a pas pu être couplé avec le TEOM 50°C du LNE à caused’un problème de colmatage trop rapide du filtre du TEOM 50°C.L’étude 2007 a consisté à poursuivre les investigations pour résoudre le problème de colmatage enmodifiant certains paramètres du TEOM 50°C, à savoir le débit et le temps de moyennage pour lecalcul de la moyenne glissante et de la masse totale, ce qui a permis de ralentir considérablement lecolmatage du filtre du TEOM 50°C. Les essais de couplage du générateur de particules avec le TEOM 50°C ont montré que certaines précautions devaient être prises pour obtenir un résultat fiable : de plus, un régulateur de débit massique (RDM) adéquat devait être utilisé, afin de réduire lesincertitudes de mesure et notamment la répétabilité. Suite à la mise en place des stations de référence pour les PM dans chaque AASQA pour pouvoirajuster les données PM des autres stations de mesure, il a été demandé au LNE de réorienter l'étudesur l'étalonnage des analyseurs automatiques de particules en étudiant le TEOM-FDMS à la place duTEOM 50°C. L'étude 2008 avait donc pour objectif de reprendre la procédure d'étalonnagedéveloppée pour le TEOM 50°C et basée sur l'utilisation du générateur de particules GFG-1000 (PALAS) afin de l'adapter au TEOM-FDMS. Cependant, en reprenant les essais avec le TEOMFDMS,toutes les avancées des deux dernières années sur le TEOM 50°C ont dû être remises en question. En effet, cet appareil a des paramètres fixes pour son fonctionnement, et qui ne peuvent pasêtre modifiés pour pouvoir le coupler avec le générateur GFG-1000 (PALAS). De ce fait, le filtre duTEOM-FDMS se colmatait rapidement avec une très petite quantité de particules. Pour essayer de résoudre le problème, plusieurs hypothèses de génération de particules ont étéémises et des essais ont été effectués pour chacune d’elles. Les résultats de ces essais montraientque le seul générateur compatible avec le TEOM-FDMS était le nébuliseur de brouillard salinAGK 2000 (PALAS) qui permet de générer des masses de particules compatibles avec la gammed'étalonnage (0 à 1000 μg), sans colmatage prématuré du filtre du TEOM-FDMS. Des essaiseffectués sur deux exemplaires de ce modèle montraient que ces appareils étaient linéaires etrépétables, mais leurs points faibles étaient leur répétabilité et leur reproductibilité dans le temps.L’étude menée en 2009 a donc porté sur l'optimisation de la méthode d'étalonnage du générateurAGK 2000 (PALAS) et sur la réalisation de premiers essais de couplage entre ce générateur departicules et le TEOM-FDMS. Cette étude a permis de diminuer la répétabilité et la reproductibilité duprotocole d’étalonnage du générateur AGK 2000 (PALAS) en utilisant un porte-filtre, un régulateur dedébit massique (RDM) et des filtres de protection. De premiers essais de couplage de ce générateuravec un TEOM-FDMS montraient des écarts significatifs entre les masses délivrées par le générateur et celles mesurées par le TEOM-FDMS (de l'ordre de 10 %). En début 2010, la procédure d'étalonnage a dû être repensée à la suite des résultats obtenus en 2009 et des échanges techniques avec l’INERIS notamment sur le taux d'humidité trop élevé de l'aérosolcirculant dans le TEOM-FDMS et susceptible de l’endommager. Les essais réalisés en 2010 ont essentiellement porté sur l’optimisation de la méthode decaractérisation du générateur de particules par impaction des particules délivrées par le générateursur un filtre externe pesé sur une balance de précision (méthode gravimétrique). Les différents essaiseffectués ont permis d'affiner le montage et d'améliorer la procédure d'étalonnage du générateur AGK 2000 (PALAS). Il a été effectué des essais de reproductibilité qui ont consisté à générer des particulesavec le générateur et à les impacter sur le filtre sur différents jours : les essais montraient toutefoisune reproductibilité sur les masses de particules impactées sur le filtre relativement élevée de l'ordre de 10%. De nouveaux essais de couplage du générateur avec le TEOM-FDMS du LNE conduisaient à desécarts compris entre 4% et 8% entre la masse moyenne de pesée du filtre de l'analyseur TEOM -FDMS et la masse moyenne lue sur l'analyseur TEOM-FDMS, ce qui semblait mettre en évidence unmauvais réglage de l’analyseur. L’écart entre la masse moyenne de pesée du filtre de l'analyseurTEOM-FDMS et celle du filtre du porte-filtre externe était de l'ordre de 3 % : cet écart étant plus faibleque celui entre la masse moyenne de pesée du filtre du TEOM-FDMS et la masse moyenne lue, cecitendait à confirmer l'hypothèse d'un dysfonctionnement de l’analyseur TEOM-FDMS. A l’instar des essais en 2010, les essais réalisés en 2012 ont essentiellement porté sur (1) l’utilisation et l’optimisation d’un nouveau générateur (Constant Output Atomizer, model 3076, TSI) permettant d’améliorer la stabilité temporelle de la génération d’aérosols, (2) la mise en place d’un nouveau porte-filtre externe permettant de caractériser le générateur de particules, (3) l’optimisation de la méthode d‘étalonnage du TEOM-FDMS avec le générateur de particules. La caractérisation de l’aérosol produit et la qualification du générateur, en mode « recirculation » et « non recirculation », en terme de répétabilité, de reproductibilité et de linéarité ont été effectuées grâce à un SMPS (Scanning Mobility Particle Sizer) composé d’un analyseur à mobilité différentiel (DMA, modèle 3080, TSI) et d’un compteur de particules (CPC, modèle 3775, TSI). Le mode « recirculation » est apparu comme étant le plus approprié pour cette étude. Les essais ont montré une variation temporelle (sur 30 min) du chargement particulaire total comprise entre 58 et 86 μg/min. Les différents paramètres caractéristiques des distributions en nombre et en masse obtenues grâce au SMPS (concentrations, diamètre médian, diamètre moyen, diamètre modal) ont fait l’objet d’un traitement statistique en accord avec la norme ISO 5725-2. Les écarts-types relatifs de répétabilité et de reproductibilité varient de 1 à 5% pour les différents paramètres pris en compte sauf pour le diamètre modal qui présente des écarts-types relatifs de répétabilité et de reproductibilité de 11 et 17%. Le générateur a été ensuite couplé à un nouveau porte-filtre externe. Des masses de KCl ont été générées et impactées sur des filtres type filtre TEOM placés dans ce nouveau porte-filtre. Des écartstypes relatifs de répétabilité et de reproductibilité compris entre 2 et 5% ont été obtenus pour la mesure des masses pesées du filtre TEOM inséré dans le nouveau porte-filtre. Dans le cadre du couplage du générateur avec le TEOM-FDMS, les masses de KCl lues sur le TEOMFDMS ont été relevées à 7,5 ; 15 ; 22,5 et 30 minutes pour neuf essais réalisés sur trois jours. Pour chacune de ces expériences, la pesée des filtres TEOM a également été effectuée. Ces nouveaux essais de couplage ont conduit à des écarts relatifs compris : ? entre 0,1 et 4,7% entre les masses lues sur le TEOM-FDMS et les masses pesées du filtre TEOM-FDMS ; ? entre 1,6 et 10,0% entre les masses pesées du filtre TEOM inséré dans le porte-filtre externe et les masses lues sur le TEOM-FDMS ; ? entre 2,6 et 11,5% entre les masses pesées du filtre TEOM inséré dans le porte-filtre externe et du filtre TEOM-FDMS. Cependant, de par le fonctionnement du TEOM-FDMS, le prélèvement est effectué durant la moitié du temps directement sur le filtre TEOM et pendant l’autre moitié du temps en passant par le filtre total du module Peltier du FDMS. De ce fait, les masses liées au porte filtre externe auraient dû être deux fois plus importantes en raison d’un temps de prélèvement double, ce qui n’est pas observé puisque les masses du filtre inséré dans le porte-filtre externe d’une part et celles pesées pour les filtres TEOM ou lues sur le TEOM-FDMS sont proches pour un même temps de prélèvement. Après une expertise complète du montage expérimental, il s’avère que la cause de cette anomalie s’explique par un dysfonctionnement du Régulateur de Débit Massique (RDM). Cet appareil devra donc être réparé ou changé si nécessaire ; un étalonnage en débit devra également être effectué avant reprise des essais. Après résolution du problème constaté, les essais menés au cours de cette étude seront poursuivis en 2013 par le couplage du système de génération mis en place avec des TEOM-FDMS sur le site de l’INERIS à Verneuil-en-Halatte. Cette perspective impliquera en amont des travaux pour rendre le système de génération portable (ajout d’un compresseur d’air…).
Mercredi 26 mars 2014
Rapport
Surveillance des métaux dans les particules en suspension
En France, une surveillance est effectuée par la plupart des AASQA depuis 2007 de façon continue ou ponctuelle, pour le Pb, As, Cd et Ni dans les PM10 afin de répondre aux directives européennes (2008/50/CE et 2004/107/CE). Les objectifs de Mines Douai, au sein du LCSQA, sont d'assurer un rôle de conseil et de transfert de connaissances auprès des AASQA, de procéder à des travaux permettant de garantir la qualité des résultats, de participer activement aux travaux de normalisation européens et de réaliser une veille technologique sur les nouvelles méthodes de prélèvement et d’analyse susceptibles d’optimiser les coûts tout en respectant les objectifs de qualité.Au cours de l'année 2013, les travaux réalisés dans le cadre du LCSQA ont porté sur les actions suivantes : -  Fourniture de filtres vierges en fibre de quartz. Des filtres sont achetés par lots et leurs    caractéristiques chimiques sont contrôlées, avant d’être redistribués aux AASQA sur simple    demande de leur part. En 2013, 3675 filtres en fibre de quartz (Pall et Whatman) ont été    distribués auprès de 16 AASQA différentes. - Participation au comité de suivi « Benzène, métaux, HAP » sur la stratégie de mesure de   As, Cd, Ni, Pb dans l’air ambiant et au groupe de travail « caractérisation chimique et sources   des PM ». -  Organisation d'un exercice de comparaison inter-laboratoires (Annexe 1). Cette année, 9    laboratoires indépendants ont participé à cet exercice : Laboratoire Carso (Lyon), Ianesco    Chimie (Poitiers), Laboratoire départemental de Haute-Garonne (Launaguet), Laboratoire de    Rouen (Rouen), Micropolluants Technologie (Thionville), Laboratoires des Pyrénées et des    Landes (Lagor), TERA Environnement (Crolles), INERIS (Creil) et LUBW (Allemagne). Les analyses préparatoires réalisées aux Mines de Douai sont inclues dans la présentation des résultats de cet exercice sous la forme d'un dixième laboratoire participant. Nous avons distribué à chaque laboratoire quatre filtres empoussiérés collectés pendant l’hiver 2012-2013, dont les teneurs en métaux correspondent à un site urbain de fond ainsi que 10 filtres vierges en fibre de quartz. Comme en 2011, une solution synthétique et une solution étalon produite à partir de filtres collectés à l’EMD puis minéralisés et analysés précisément par le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE) ont également été introduites dans l’exercice d’intercomparaison afin de discriminer les erreurs liées à l’analyse proprement dite de celles liées à la phase de minéralisation. Un MRC contenant des particules déposées sur filtre produit par le LNE a également été distribué aux participants avec son certificat afin d’évaluer les taux de récupération en métaux lors de la minéralisation des PM10. Les résultats de cette intercomparaison sont globalement positifs (Annexe 1). Malgré les faibles teneurs contenues sur les filtres empoussiérés, les 10 laboratoires participant ont détecté les quatre métaux présents dans les échantillons impactés sur filtres. De plus, les laboratoires respectent globalement les objectifs de qualité des directives européennes (25 % pour Pb et 40 % pour As, Cd et Ni) au niveau des valeurs cibles avec des incertitudes moyennes (norme FD-X43-070) de 28% (As), 31% (Cd), 52% (Ni) et 28% (Pb). L’étape de minéralisation représente la plus importante source relative d’incertitude, comprise entre 43 et 56% de l’incertitude globale selon l’élément considéré. Il faut souligner que six laboratoires ayant participé aux cinq derniers exercices d’intercomparaison ont obtenu de bons résultats pour les quatre éléments visés par rapport aux critères de qualité requis, démontrant ainsi une bonne maîtrise sur le long terme de ce type d’analyses. Les résultats obtenus sur les solutions étalons synthétiques (Ech 4) et issues de minéralisation de filtres (Ech 5) sont globalement satisfaisants avec des écarts par rapport à la médiane inférieurs à 20%. La reproductibilité est de 5% pour le Pb et de 10 à 30% pour les autres métaux pour ces 2 échantillons. On observe un écart sur le dosage du plomb sur les deux solutions étalons pour certains laboratoires. Les écarts par rapport aux valeurs certifiées du MRC sont en moyenne de 7 à 10 % relatif pour As, Cd, Pb et 23% pour Ni. - Analyse des métaux, métalloïdes et éléments majeurs dans des échantillons de PM10 collectés dans le cadre du programme CARA à Nogent sur Oise pendant une année.L’application de traitement statistique (ACP) et de modèles source-récepteur en cours doit permettre l’identification des principales sources de particules affectant la zone (Aérosol secondaire, combustion de biomasse, trafic automobile, aérosol marin, poussière détritique,…). - Etude de faisabilité d’une comparaison inter-laboratoire portant sur les analyses de métaux dans les dépôts atmosphériques. Une CIL portant sur la partie analyse est envisageable sous une forme similaire à celle mise en place pour l’analyse des métaux réglementés dans les PM10. Pour la partie prélèvement fortement dépendante de la géographie et de la météorologie locale, seule une validation station par station permet de répondre aux recommandations de la norme.
Actualité
Retour sur l'épisode de pollution particulaire de mars 2015
Des épisodes de pollution particulaire remarquables par leur intensité et leur couverture géographique, ont impacté la métropole au cours du mois de mars 2015.  La France a notamment fait l’objet d’un épisode de pollution d’ampleur nationale aux particules (PM10) entre le 17 et le 23 mars dernier. Lors de cet épisode, le système PREV’AIR et les AASQA ont fourni quotidiennement des prévisions de qualité permettant de suivre et d’anticiper les variations de la pollution d’un jour à l’autre, malgré des conditions météo difficiles à prévoir sur plusieurs jours. La prévision a été complétée par l’analyse automatique de la composition chimique des particules, mise en œuvre par plusieurs AASQA avec l’appui du LCSQA. Tous ces travaux ont permis de mettre en évidence, en temps quasi-réel, le rôle prépondérant du nitrate d’ammonium et de la matière organique au cours de ces épisodes.