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Mercredi 15 juin 2016
Rapport
Intercomparaison des moyens de mesure mobiles (Lyon 2015)
Afin de vérifier le respect des exigences de la directive européenne 2008/50/CE, le LCSQA propose annuellement aux AASQA une intercomparaison de moyens mobiles pour les polluants SO2, O3, NO, NO2 et CO à différents niveaux de concentration et tout particulièrement au voisinage des seuils horaires d’information ou d’alerte pour les polluants NOx, O3, SO2, et de la valeur limite sur 8h pour le CO.
Un exercice d’intercomparaison de moyens de mesures mobiles a été réalisé en mars 2015 en collaboration avec Air Rhône-Alpes. Il a réuni huit participants (7 AASQA et le LCSQA/INERIS) et moyens mobiles, constituant un parc de 46 analyseurs.
Les résultats de cette intercomparaison permettent d’évaluer la qualité de mise en œuvre des méthodes de mesures par les AASQA. On notera que depuis 2008, les résultats obtenus en matière d’incertitude de mesure sont conformes aux exigences de la Directive Européenne et confirment dans la durée la fiabilité du système de mesure national.
Ces résultats positifs confirment les améliorations constatées depuis plusieurs années consécutives dans le respect des 15 % d’incertitude. Ceci est à rapprocher du fait que le parc d’analyseurs dispose d’un temps de chauffe et de stabilisation important (>2 jours), ce qui tend à réduire les écarts entre appareils en début de campagne et conditionne l’obtention d’intervalles de confiance réduits.
Le traitement statistique des données, identique à celui de l’exercice classique, a isolé de nombreuses données ciblées sur certains laboratoires, confirmant les observations faites au travers des données brutes du comportement douteux de certains appareils. Dans ce cas de figure, plusieurs mesures quart-horaires ont fait l’objet d’une élimination du jeu de données sur avis d’expert.
Les intervalles de confiance expérimentaux calculés sont :
pour le polluant CO : 6,8 %.
pour le polluant SO2 : 6,5 %.
pour le polluant O3 : 6,8 % au seuil réglementaire de 180 ppb.
pour le polluant NO : 7,4 %
pour le polluant NO2 : 9,5 %.
On note une bonne cohérence des valeurs d’incertitude entre les exercices avec et sans coiffage des têtes de prélèvement pour l’ensemble des polluants SO2. On aura toutefois pu constater, en particulier dans le cas du CO, l’impact important de quelques appareils lorsque la population est faible.
Ces résultats globalement encourageant confirment les observations faites lors des tests précédents. Ils nous conduisent à confirmer en 2016 le test de ce système de dopage qui englobe toutes les incertitudes de mesures, et qui est destiné à court terme à supplanter l’exercice classique en boitiers. Ce système permettra en outre de respecter de manière plus systématique le critère de temps de résidence inférieur à 3 secondes pour les polluants O3 et NOx.
La réalisation d’exercices réguliers d’intercomparaison permet au dispositif de surveillance national d’enrichir les procédures de maintenance périodique et de transfert. Dans cet objectif, une planification des exercices a été effectuée sur plusieurs années en intégrant les contraintes géographiques afin de permettre à chaque AASQA d’y participer périodiquement. Ce dispositif s’appuie désormais sur 5 sites identifiés grâce à la collaboration d’Atmo Franche-Comté, Atmo Poitou-Charentes, Air Normand, Air Rhône-Alpes et Atmo Midi-Pyrénées.
La directive européenne 2008/50/CE du 21 mai 2008 dédiée à la qualité de l’air appelle au respect de valeurs limites ou valeurs cibles, en leur associant une exigence en matière d’incertitude maximale sur la mesure.
Les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) sont tenues de participer aux essais d'intercomparaison (destinées aux organismes agréés de surveillance de la qualité de l’air) mis en place dans le cadre des missions du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air (article 9 de l’arrêté du 21 octobre 2010).
Actualité
Les capteurs pour le suivi de la qualité de l’air : le LCSQA évalue leurs performances métrologiques
Les capteurs permettent de réaliser un diagnostic rapide de la qualité de l’air. Ils se sont largement développés et implantés dans de nombreux secteurs afin de disposer d’informations en temps réel sur l’évolution des mesures et des expositions humaines ainsi que sur les tendances à court et moyen termes. Une évaluation de ces dispositifs est cependant indispensable afin de s’assurer de leurs performances métrologiques et de l’adéquation des informations délivrées en fonction du niveau d’exigence visé.
C’est dans ce cadre que le LCSQA, ou ses trois membres individuellement, ont engagé différents types de travaux ou actions (techniques, normatifs…) afin de consolider et diffuser les connaissances acquises sur ce type d’instruments. Cet article en propose un tour d’horizon.
Actualité
Qualité de l’air : sévère épisode de pollution sur la France en décembre 2013
Concentration moyenne de PM10 à plus de 50 µg.m-3
(carte Prev'air du 10/12/2013)
Un épisode de pollution atmosphérique sévère, induisant des concentrations élevées en particules, a sévi pendant les deux premières semaines de décembre en France. Ces concentrations se sont maintenues à ces niveaux élevés sous l’effet de conditions météorologiques favorables à l’accumulation des polluants près du sol. De plus, la chute des températures, sans atteindre des valeurs extrêmement basses, a pu entrainer des émissions plus importantes de particules.
L’épisode s’est installé progressivement dès la fin du mois de novembre, fluctuant dans un premier temps au gré des conditions météorologiques pour atteindre dans un second temps, un développement d’ampleur nationale entre les 9 et 13 décembre 2013, avec des concentrations persistantes très élevées sur plusieurs régions.
Lundi 25 février 2013
Rapport
Application de méthodes géostatistiques pour la détermination de zones de représentativité en concentration et la cartographie des dépassements de seuils
Conformément aux Directives européennes sur la qualité de l’air et à leur transposition en droit français, les AASQA doivent évaluer la représentativité spatiale de leurs sites de mesure. De plus, si un dépassement de seuil réglementaire est constaté en un ou plusieurs sites, elles doivent estimer la surface et la population exposée à ce dépassement dans toute la zone de surveillance.
Ces exigences nécessitent de disposer d’une information sur la distribution spatiale des concentrations, selon un pas de temps adapté à l’échelle temporelle et au seuil considérés. Différents moyens d’obtenir une telle information, qui reposent sur la modélisation et/ou le traitement de données de campagnes, sont envisageables.
La présente étude est consacrée au NO2 en moyenne annuelle. Elle propose une méthodologie probabiliste fondée sur la réalisation de campagnes d’échantillonnage par tubes à diffusion passive. L’usage complémentaire de résultats de modélisation fera l’objet d’une étape ultérieure. Les calculs s’organisent en trois parties. La première fait appel aux techniques d’estimation de la géostatistique. Elle consiste à cartographier les concentrations moyennes annuelles de NO2 sur le domaine considéré. Elle constitue un préalable indispensable aux deux parties suivantes, qui peuvent être mises en œuvre indépendamment : l’estimation des zones de représentativité en concentration des stations et la délimitation des zones de dépassement de la valeur limite annuelle (40 µg/m3).
L’approche a été appliquée dans son ensemble à deux cas d’étude : Montpellier et Troyes, où Air Languedoc-Roussillon et ATMO Champagne-Ardenne ont réalisé des campagnes d’échantillonnage (respectivement en 2007 et 2009). Les concentrations moyennes annuelles de NO2 ont été cartographiées sur ces deux agglomérations en se limitant d’abord à la pollution de fond puis en intégrant l’influence des émissions routières. Les critères et paramètres définissant la représentativité ont été évalués et ajustés à l’aide de tests de sensibilité. Pour Montpellier comme pour Troyes, l’estimation de la représentativité spatiale des stations de fond montre une bonne couverture du domaine de surveillance. La disposition des zones diffère toutefois selon la ville. En ce qui concerne Montpellier, les deux zones de représentativité sont disjointes et se complètent : l’une correspond au centre de l’agglomération, l’autre forme une couronne autour de ce centre. En revanche, la représentativité de la station trafic de Montpellier n’a pu être établie, faute d’une précision d’estimation suffisante aux abords de ce site. Dans le cas de Troyes, les zones de représentativité associées aux deux stations de fond sont imbriquées. Dans les deux agglomérations, de multiples points situés le long des axes ont été classés en zone de dépassement. Il serait intéressant de contrôler ces estimations par des données complémentaires de mesure.
Les méthodes présentées reprennent des développements antérieurs, issus de travaux cités en introduction. Elles ont été mises au point avec le logiciel R. Si elles offrent une réponse efficace aux questions de la représentativité et des dépassements, les exemples étudiés en indiquent aussi les limites, à savoir une sensibilité au plan d’échantillonnage et à certains paramètres de calcul (écart de concentration définissant la représentativité, risques statistiques). Les zones de représentativité et de dépassement seront délimitées d’autant plus finement que la stratégie de mesure permet une estimation plus fiable des concentrations de fond et une modélisation plus précise du surcroît de concentration aux abords des routes. Qu’il s’agisse de l’échantillonnage spatial ou temporel, de nombreuses préconisations ont déjà été émises (LCSQA, GT plans d’échantillonnage) ; il est recommandé de s’y référer.
Une synthèse des méthodes utilisées et des résultats obtenus, assortie d’indications et de précautions d’usage, est fournie en conclusion. Des travaux complémentaires et approfondissements – réalisés ou en cours d’étude - y sont également mentionnés : analyse de la représentativité et des zones de dépassement pour les PM10 et le benzène, utilisation de la modélisation urbaine, quantification de la population exposée.
--> Accès à la note de 2011 relative à la Cartographie du NO2 à l’échelle locale, Représentativité des stations, Dépassements de seuils
Lundi 2 février 2015
Rapport
PREV’AIR-URGENCE Organisation et produits de la chaîne de calcul
Afin de répondre aux exigences de l’arrêté du 26 mars 2014 concernant le déclenchement des procédures d’information et d’alerte, les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air doivent être en mesure d’estimer sur leur territoire de compétence les surfaces et populations touchées par des dépassements de seuil.
Pour les aider dans cette tâche, des développements spécifiques ont été réalisés dans PREV’AIR. La chaîne de calcul mise en place, dédiée à la prévision des dépassements des valeurs limite de qualité de l’air et dénommée PREV’AIR-Urgence, est désormais opérationnelle.
La présente note en décrit le fonctionnement et les produits ainsi que les évolutions envisagées.
Actualité
Bilan sur l'épisode de pollution aux particules de mars 2014
Concentration moyenne en PM10
le 14 mars 2014 - source PREVAIR
La France a connu un épisode majeur de pollution aux particules dont l’intensité a été croissante du 7 au 18 mars 2014. Cet épisode s’étend sur plus d’une semaine avec un nombre exceptionnel de régions dépassant le seuil d’alerte. En réaction à cet évènement, la mise en œuvre d’une mesure de circulation alternée sur l’Ile de France est décidée par le ministre de l’écologie, pour le lundi 17 mars.
Si ce type d’épisode est assez fréquent à cette époque de l’année, l’intensité de celui du mois dernier est tout à fait exceptionnelle. Elle résulte de la météorologie caractérisée par des inversions thermiques et des vents faibles qui ont concentré les polluants à proximité de la surface, mais aussi par des émissions importantes, issues notamment d’épandages agricoles d’engrais azotés qui en réagissant avec d’autres émissions comme celles des oxydes d’azote du trafic routier, de l’industrie et de l’agriculture (émissions par les sols) ont favorisé la formation de particules fines. L’épisode est également remarquable par son caractère transfrontalier, notamment pendant les premières journées de l’épisode, le nord de la France se trouvant sous l’emprise d’un flux de nord-est favorisant les imports de particules.
Actualité
Le bilan de la qualité de l'air en France en 2013
Le Commissariat général au Développement durable (Service Observation et Statistiques) du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (MEDDE) vient de publier le bilan annuel de la qualité de l’air 2013.
Ce bilan démontre que la situation 2013 s’améliore légèrement par rapport à celle de 2012. Toutefois, les seuils réglementaires ne sont pas toujours respectés pour plusieurs polluants (NO2, PM10, O3, benzène, cadmium et benzo[a]pyrène. A noter que les tendances générales peuvent masquer des disparités temporelles et spatiales importantes, notamment selon que les mesures ont lieu en milieu urbain ou rural, à proximité du trafic routier ou d’industrie. Enfin, les principaux épisodes de pollution survenus en 2013 sont détaillés.
Établi en partenariat avec la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du MEDDE, ce travail a été réalisé avec l’appui de l’INERIS dans le cadre de ses travaux menés au sein du LCSQA et du consortium PREV’AIR à partir des données de concentration de polluants dans l'air transmises pour chaque région par les AASQA.
Télécharger le bilan annuel de la qualité de l’air 2013
Actualité
Nouvelles recommandations sanitaires en cas d’épisode de pollution
(© Fotolia - scusi)
Un nouvel arrêté du ministère de la santé est entré en vigueur le 1er septembre concernant les recommandations sanitaires à diffuser en cas de pollution atmosphérique (en complément de l’arrêté interministériel « mesures d’urgence » du 26 mars 2014).
Cet arrêté abroge celui du 11 juin 2003. Il actualise et harmonise les recommandations sanitaires à la lumière des dernières connaissances en matière d’impact sur la santé de la pollution de l’air.
Actualité
Séminaire technique « Exposition des populations »
27 septembre 2013 – Ministère de l’écologie – Paris la Défense
Le LCSQA a organisé un séminaire technique au ministère de l’écologie le 27 septembre 2013 concernant l’élaboration des recommandations méthodologiques sur l’estimation des zones en dépassement des valeurs seuil, la répartition spatiale de la population et le croisement de ces deux informations.